À l’étranger, loin de tout ce que je connaissais, j’avais décidé de me laisser aller. Je ne m’attendais pas à ce qu’un inconnu mystérieux me prenne suspendue à un porte-manteau.
Je suis arrivée à Lisbonne il y a trois semaines pour mon semestre Erasmus. J’avais promis à mes amies que j’allais « vivre des choses ». Ce que je ne leur avais pas dit, c’est que j’avais très envie de me faire un Portugais.
Et puis j’ai rencontré Rafael. Grand, peau mate, regard sombre et perçant. Il avait cette attitude arrogante et irrésistible : un sourire en coin moqueur, un tatouage qui dépassait de son col, une cicatrice fine sur la mâchoire, et une moto garée n’importe comment. Il parlait peu, d’une voix grave, et esquivait les questions avec une assurance presque insolente.
Ce soir-là, à la fête étudiante, il m’a à peine parlé. Il s’est contenté de me regarder avec ce petit sourire supérieur, comme s’il avait déjà décidé que j’allais finir avec lui. Vers deux heures du matin, il s’est approché et m’a glissé à l’oreille :
— Tu viens chez moi.
Ce n’était pas une question. J’ai hoché la tête.
On a quitté la fête sur sa moto. Le trajet dans les ruelles étroites et sombres de l’Alfama m’a paru interminable. Accrochée à lui, sentant son corps ferme sous mes mains, l’excitation montait à chaque virage.
À peine la porte de son appartement refermée, il m’a plaquée contre le mur du couloir avec une force contrôlée. Son baiser était brutal, possessif. Ses mains remontaient déjà ma robe sur mes cuisses.
— Retourne-toi, murmura-t-il contre ma bouche.
Je me suis exécutée, le souffle court. Face au mur, j’ai agrippé le grand porte-manteau en bois massif fixé devant moi. Les crochets étaient solides, épais. Je m’y suis accrochée fermement, me hissant légèrement sur la pointe des pieds. Rafael s’est collé dans mon dos, son corps brûlant contre le mien. Il a relevé ma robe jusqu’à la taille, baissé ma culotte d’un geste sec et glissé deux doigts entre mes jambes pour vérifier à quel point j’étais prête.
Un grognement satisfait lui a échappé.
— T’es déjà trempée.
Il a ouvert son pantalon, et sans attendre, il a pressé son sexe dur contre mon entrée. D’un coup de reins puissant, il s’est enfoncé entièrement en moi.
— Oh ! Oui… oui…
J’ai laissé échapper un cri rauque, le front appuyé contre le mur froid. Il a commencé à me prendre comme ça, debout, profondément, chaque coup de hanches me projetant contre le mur. Mes mains serraient les crochets du porte-manteau si fort que mes jointures blanchissaient. Le meuble grinçait dangereusement en rythme avec ses mouvements.
— Plus fort… aie-je gémi.
Il a obéi aussitôt, accélérant le rythme, s’enfonçant plus sec, plus profond.
— Encore… oui… comme ça…
Ses mains agrippaient mes hanches avec force, me tirant vers lui à chaque coup. Le bruit de nos peaux qui s’entrechoquaient résonnait dans le couloir étroit. Je gémissais plus fort maintenant, incapable de me retenir.
— Prends-moi… plus fort… Rafael…
Il a grogné contre mon oreille et a accéléré encore. Puis, sans prévenir, il m’a retournée. Ses mains ont passé sous mes cuisses, m’ont soulevée un peu plus haut. Mes pieds ont quitté le sol. J’étais maintenant complètement suspendue, adossée au mur, soutenue à la fois par le porte-manteau et par sa force. Mes jambes se sont enroulées autour de sa taille tandis qu’il continuait à me prendre profondément.
— Oh ! Oui… oui… oui…
La sensation était intense, presque étourdissante. Chaque poussée me soulevait légèrement, mon dos glissant contre le mur. Je m’accrochais aux crochets de toutes mes forces, la tête renversée.
— Plus fort… encore… ne t’arrête pas…
Il a changé d’angle, s’enfonçant encore plus profond. Un cri plus aigu m’a échappé.
— OUI… là… juste là…
Il m’a gardée ainsi un long moment, alternant entre des mouvements puissants et plus lents, prolongeant le plaisir. Quand il ralentissait, je m’impatientais aussitôt.
— Non… plus fort… prends-moi plus fort…
Il riait bas contre mon cou, presque moqueur, avant de reprendre un rythme brutal qui me faisait crier à chaque coup de hanches.
— OUI… OUI… continue… encore…
Le porte-manteau cognait contre le mur en cadence. Mes gémissements résonnaient dans tout le couloir. Je sentais l’orgasme monter, dense, inévitable.
— Je… je vais jouir… ne t’arrête pas… plus fort…
Quand mon orgasme m’a submergée, violent et profond, mes muscles se sont contractés autour de lui. Un long cri m’a échappé, presque un hurlement étouffé.
— OUI… OHHHH… OUI…
Il a grogné contre mon cou, accélérant encore jusqu’à ce que son propre plaisir le rattrape. Il s’est enfoncé une dernière fois, profondément, le corps tendu, un râle guttural dans ma nuque.
Son regard était brûlant, presque animal. Il m’a reposée doucement sur le sol, mais ses mains n’ont pas quitté mon corps. Quelques minutes à peine plus tard, il m’a de nouveau plaquée contre le mur, plus lentement cette fois, mais tout aussi profondément. On est restés collés l’un à l’autre un long moment, essoufflés, encore enlacés.
Le reste de la nuit a été à son image : insatiable et dominateur. Il m’a prise encore, sur le lit cette fois, puis contre la fenêtre, me faisant crier à chaque fois des « plus fort », des « encore », des « prends-moi » qui n’en finissaient plus.
Le lendemain matin, allongée contre lui, je caressais distraitement son tatouage en me demandant dans quel univers je venais de plonger.
Je ne le savais toujours pas.
Et j’adorais ça.
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