Un vol long-courrier de 11 heures. Un petit secret bien placé. Et l’impression que tout le monde pouvait s’en rendre compte… sans que personne ne sache vraiment.
J’avais lu quelque part qu’un défi était bon pour l’ego. J’avais donc décidé de relever le mien : porter mon nouveau stimulateur prostatique pendant tout un vol long-courrier.
Je l’avais inséré chez moi, juste avant de partir pour l’aéroport. Assis sur le bord du lit, les jambes écartées, j’avais pris mon temps. Le jouet, lisse et légèrement courbé, avait glissé facilement grâce au lubrifiant. Une fois en place, il appuyait déjà contre ma prostate avec une précision presque trop parfaite. J’avais mis un boxer ajusté pour le maintenir, puis mon pantalon de voyage. En me relevant, j’avais senti la pression interne, constante, déjà excitante.
Le passage à la sécurité avait été tendu. Quand j’avais traversé le portique, j’avais eu peur qu’un agent me demande de me mettre de côté. Rien. Juste un signe de la main. J’avais marché jusqu’à la porte d’embarquement avec une démarche un peu trop rigide, conscient à chaque pas de la présence du stimulateur en moi.
Une fois installé en business class, le vrai défi a commencé.
Le siège était large, confortable, avec un repose-pieds. J’avais choisi la place côté hublot. À ma droite, une femme d’une soixantaine d’années élégante, cheveux parfaitement coiffés, un livre déjà ouvert sur les genoux. Elle m’avait souri poliment. Je lui avais rendu son sourire, en espérant que mon visage ne trahisse rien.
Les premières heures ont été presque agréables. Après le décollage, l’avion s’était stabilisé. L’excitation était diffuse, constante, comme une caresse intérieure. Chaque petit mouvement du siège, chaque vibration du moteur, faisait légèrement bouger le jouet contre ma prostate. Mon sexe s’était durci progressivement dans mon pantalon. J’avais croisé les jambes, puis décroisé, cherchant une position qui atténue un peu la sensation. Impossible.
Vers la deuxième heure, le service des repas avait commencé. Quand j’avais penché le buste pour saisir mon plateau, le stimulateur avait appuyé plus fort. Un frisson m’avait parcouru le bas du dos. J’avais dû m’éclaircir la gorge pour masquer le petit son qui avait failli m’échapper. La femme à côté de moi avait levé les yeux de son livre un instant, puis avait repris sa lecture.
Les heures suivantes s’étaient écoulées dans une tension croissante. L’excitation n’était plus diffuse. Elle était devenue précise, insistante, presque douloureuse par moments. Mon sexe pulsait, dur et sensible, sans que je puisse le toucher. Je sentais le tissu de mon boxer déjà légèrement humide. J’avais mis un casque et fermé les yeux, faisant semblant de dormir, alors que mon corps était entièrement concentré sur cette pression interne.
Puis les turbulences sont arrivées.
Vers la cinquième heure, l’avion a commencé à secouer. D’abord légèrement, puis plus fort. À chaque secousse, le stimulateur appuyait plus fort, plus précisément sur ma prostate. Le plaisir est devenu presque insoutenable. Profond. Lourd. Irradiant depuis le bassin jusqu’au creux du ventre, puis dans tout le corps. Ce n’était pas comme un orgasme habituel. C’était plus lent, plus puissant, presque viscéral. Une vague chaude et intense qui montait progressivement, prenait possession de moi, me faisait trembler des jambes jusqu’aux épaules.
J’ai dû serrer les dents, enfoncer mes ongles dans les accoudoirs, faire semblant de dormir pour masquer les spasmes qui me traversaient.
Le premier orgasme prostatique m’a pris par surprise. Une chaleur intense s’est répandue depuis l’intérieur, comme une explosion lente et continue. Mon corps s’est contracté violemment, par vagues successives, sans éjaculation. J’ai senti mes muscles internes se serrer autour du jouet, encore et encore, pendant de longues secondes qui m’ont paru interminables. Mon sexe a pulsé dans le vide, laissant échapper quelques gouttes de liquide pré-séminal. J’ai retenu mon souffle, la tête tournée vers le hublot, le front couvert de sueur. C’était incroyablement puissant et humiliant à la fois.
Quand les turbulences se sont calmées, j’étais trempé de sueur sous ma chemise. Mon cœur battait encore trop vite. J’ai osé un regard vers ma voisine. Elle lisait toujours, impassible.
Mais le stimulateur était toujours là.
Les heures suivantes ont été un mélange de soulagement et de tension. Chaque fois que l’avion changeait d’altitude ou traversait une zone un peu agitée, la pression revenait. Vers la septième heure, un deuxième orgasme m’a submergé. Plus fort que le premier. Cette fois, j’ai dû mordre l’intérieur de ma joue pour ne pas gémir. Mes cuisses se sont contractées si fort que j’ai eu peur que la femme à côté de moi remarque le mouvement. Mes muscles internes se sont serrés par à-coups violents autour du jouet, encore et encore. Une vague de plaisir si intense que j’ai vu des étoiles derrière mes paupières fermées. Mon sexe a de nouveau pulsé, laissant une petite tache humide dans mon boxer.
J’ai passé la huitième heure dans un état second. Épuisé, hypersensible, incapable de me concentrer sur quoi que ce soit. Le film que j’avais lancé sur l’écran ne m’intéressait plus. Je sentais chaque millimètre du stimulateur. Chaque micromouvement de l’avion.
Vers la neuvième heure, de nouvelles turbulences, plus longues celles-là. L’hôtesse a demandé à tout le monde de s’attacher. J’ai obéi, le cœur déjà battant.
Dès les premières secousses, le plaisir est remonté en flèche. Plus profond, plus lourd. J’ai senti un troisième orgasme arriver, inévitable. Cette fois, j’ai dû m’agripper aux accoudoirs de toutes mes forces. Mon corps entier a tremblé. Les vagues de contractions ont été plus longues, plus intenses. J’ai eu l’impression que mon bassin se vidait de l’intérieur, sans éjaculation, juste ce plaisir prostatique dévorant qui me laissait sans force. Un petit gémissement étouffé m’a échappé. J’ai toussé aussitôt pour le masquer.
Ma voisine a légèrement tourné la tête vers moi.
— Ça va ? a-t-elle demandé à voix basse.
— Oui… juste un peu de mal au… au dos, ai-je répondu, la voix rauque.
Elle a hoché la tête et a repris son livre.
À l’atterrissage, j’étais épuisé, vidé, encore parcouru de légers frissons. Mes jambes tremblaient quand je me suis levé. Le stimulateur était toujours en place, et chaque pas dans le couloir de l’avion me rappelait brutalement sa présence.
La femme d’une soixantaine d’années assise à côté de moi — élégante, regard vif — s’est penchée légèrement vers moi avec un petit sourire espiègle et m’a murmuré :
— Dites donc… ça avait l’air d’être un vol très agréable pour vous. J’espère que vous avez pensé à mettre votre téléphone en mode avion, parce que ça vibrait drôlement fort par moments.
J’ai senti mon visage devenir écarlate. Elle m’a fait un clin d’œil complice avant de se lever tranquillement, comme si de rien n’était.
J’avais tenu onze heures.
Et je venais probablement de vivre l’un des vols les plus intenses — et les plus embarrassants — de toute ma vie.
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