Ses pieds. Partout. Tout le temps. Et moi, incapable de penser à autre chose.
J’ai un problème.
Un beau problème, mais un problème quand même.
Les pieds de Chloé.
Pas n’importe lesquels. Les siens. La cambrure parfaite de la voûte, la ligne élégante des orteils, la peau toujours lisse, légèrement dorée. Que ce soit enfermés dans des escarpins toute la journée ou simplement nus sur le canapé, ils me fascinent. Je pourrais les regarder pendant des heures. Les sentir. Les goûter. Depuis qu’on est ensemble, je ne compte plus les fois où je me suis retrouvé à genoux, le front penché, à les embrasser avec une dévotion qui frôle l’obsession. Elle le sait. Elle en joue. Et moi, je suis complètement perdu.
Ce samedi-là, on avait prévu cinéma.
Film moyen, salle à moitié vide, rangée du fond. Dès que les lumières se sont éteintes, j’ai glissé ma main sur sa cuisse. Elle a croisé les jambes, puis, lentement, a fait glisser un pied hors de son escarpin. L’air un peu confiné de la chaussure s’est échappé. Ce parfum tiède, légèrement sucré, mélange de peau et de cuir, m’a frappé immédiatement. Mon cœur a raté un battement.
Elle a posé la plante de son pied contre ma jambe. Chaude. Douce. Un peu moite. Elle a commencé à caresser mon mollet, puis plus haut, avec une lenteur calculée. Dans le noir presque total, j’ai attrapé sa cheville. Je me suis penché, j’ai d’abord approché mon visage et j’ai inspiré profondément contre sa voûte. L’odeur m’a traversé. Puis j’ai posé mes lèvres.
J’ai commencé par embrasser la plante, lentement, avant de sortir la langue. J’ai léché longuement la voûte, de la base des orteils jusqu’au talon, puis j’ai pris chaque orteil dans ma bouche, un par un, en les suçant avec application. Elle a retenu un petit soupir.
« Tu es déjà si dur… juste pour mes pieds », a-t-elle murmuré tout bas.
Je n’ai pas répondu. Ma langue glissait entre ses orteils, revenait sur la plante, insistait sur les zones les plus sensibles. Elle a retiré son autre pied de sa chaussure et l’a posé directement sur mon entrejambe. Elle a appuyé, frotté, caressé à travers le tissu pendant que je continuais de l’adorer. Le contraste entre le goût de sa peau et la pression de son autre pied sur moi m’a fait fermer les yeux.
« Tu voudrais rester à genoux toute ta vie pour eux, hein ? »
Oui. La réponse était oui.
En sortant de la salle, j’étais dans un état second. L’odeur de ses pieds restait encore dans ma bouche.
Le soir même, on a dîné en terrasse.
Table un peu à l’écart, lumière tamisée. Elle portait la même jupe, les mêmes escarpins. À peine assis, elle a glissé un pied hors de sa chaussure et l’a glissé sous la table. Cette fois, elle ne l’a pas posé sur ma jambe. Elle l’a tendu vers moi, la plante offerte.
« Renifle d’abord. »
J’ai pris son pied à deux mains sous la nappe et j’ai approché mon visage. J’ai inspiré longuement contre sa voûte encore chaude. Le parfum était plus marqué qu’au cinéma, plus intime. Ça m’a fait presque gémir. Puis j’ai commencé à lécher. Plus salement, plus profondément. Ma langue a parcouru chaque centimètre de la plante, a insisté sur le creux de la voûte, a pris les orteils un à un dans ma bouche en les suçant lentement.
« Regarde-moi pendant que tu le fais », a-t-elle dit d’une voix parfaitement calme. « Et surtout, ne jouis pas ici. »
Son autre pied a trouvé mon sexe à travers le pantalon et a commencé à le caresser avec la même précision. Le serveur est passé. Elle a commandé tranquillement pendant que je restais penché en avant, le visage enfoui contre son pied, en train de l’adorer en public. Le risque, l’odeur, le goût, la texture… tout se mélangeait. Mon érection était devenue douloureuse.
On n’a pas fini le dîner.
À peine rentrés, elle m’a poussé sur le canapé.
Elle a enlevé ses escarpins avec une lenteur volontaire, puis s’est assise en face de moi. Elle a d’abord levé un pied et l’a posé contre mon visage, la plante contre ma bouche et mon nez.
« Encore. Prends le temps. »
J’ai inhalé profondément, puis j’ai recommencé à lécher, plus lentement, presque religieusement. Elle a regardé faire un long moment, un sourire aux lèvres, avant de poser ses deux pieds sur mon torse. Elle a commencé à me caresser. Partout. La plante douce glissait sur mon ventre, remontait vers ma poitrine, frôlait mes tétons, redescendait le long de mes flancs, puis revenait. Elle prenait son temps, comme si mon corps entier n’existait que pour être touché par eux.
Puis elle a ouvert mon pantalon et a pris mon sexe entre ses pieds.
Le contact était chaud, ferme, légèrement humide de salive. Elle m’a masturbé avec une précision cruelle, parfois en serrant un peu plus fort, parfois en glissant seulement la voûte le long de ma longueur. Par moments, elle s’arrêtait pour me tendre un pied à lécher, puis reprenait.
« Tu trembles juste parce que ce sont mes pieds… Dis-le. »
« J’en peux plus… tes pieds… je les veux tout le temps. »
Elle a souri, satisfaite, et a accéléré un peu, avant de ralentir de nouveau. Elle m’a mené au bord encore et encore, s’arrêtant dès que ma respiration devenait trop irrégulière, me forçant à reprendre mon souffle contre la plante de son pied.
« Tu vas jouir sur eux. Mais seulement quand je te le dirai. »
Quand elle a finalement décidé que c’était assez, elle a posé ses deux pieds de chaque côté de mon sexe et a trouvé un rythme ferme, régulier, parfait.
« Maintenant. »
Je suis venu d’un coup violent, en gémissant son prénom, en éjaculant sur ses pieds, ses orteils, ses chevilles. Elle a continué de bouger doucement jusqu’à ce que je sois complètement vidé, en frémissant sous la surstimulation.
Après, elle a tendu un pied vers ma bouche.
« Nettoie. Lentement. »
J’ai tout léché, avec la même dévotion qu’au début, en savourant encore le mélange de son goût et du mien. Elle a regardé faire en silence, une main dans mes cheveux.
« Demain, on sort encore », a-t-elle fini par dire. « Et tu recommenceras. »
Et moi, le front toujours penché vers ses pieds, je savais déjà que je n’attendais que ça.
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