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Papillomavirus (HPV) : symptômes, transmission et réponses à vos questions

Dessins de personnes atteintes du papillomavirus

Saviez-vous que le fait d’être porteur du papillomavirus (HPV) est très courant ? Que diriez-vous si nous vous disions que 7 personnes sur 10 seront porteuses de ce virus à un moment ou à un autre de leur vie ? Cette réalité passe inaperçue, il est donc essentiel d’avoir les informations nécessaires, c’est pourquoi nous avons décidé d’enquêter sur cette maladie courante et méconnue.

L’essentiel à retenir sur le papillomavirus (HPV)

  • le papillomavirus (HPV) est l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes ;
  • dans la majorité des cas, l’infection disparaît naturellement grâce au système immunitaire ;
  • certaines souches peuvent provoquer des verrues génitales ou augmenter le risque de certains cancers ;
  • le papillomavirus est souvent asymptomatique, ce qui explique l’importance du dépistage ;
  • la vaccination constitue le moyen le plus efficace de prévenir les infections par les souches les plus à risque ;
  • l’utilisation du préservatif réduit le risque de transmission sans le supprimer totalement ;

Qu’est-ce que le papillomavirus ou HPV ?

Petit point définition

Les papillomavirus sont des infections sexuellement transmissibles très courantes et contagieuses qui affectent les personnes à pénis et les personnes à vagin. Ils contaminent la peau et les muqueuses du corps humain, dont les parties intimes et la zone de la bouche et de la gorge. C’est la raison pour laquelle plus de 70 % des hommes et des femmes sexuellement actifs contracteront au moins une fois dans leur vie le papillomavirus.

Dans le premier rapport et tout au long de la vie, la transmission peut avoir lieu, car les personnes concernées ne présentent généralement aucun symptôme. Dans la majorité des cas, l’organisme se débarrasse spontanément des papillomavirus, mais dans environ 10 % des cas, le virus n’est pas éliminé, ce qui peut avoir des conséquences potentiellement graves.

Si l’infection à certains types de papillomavirus persiste, elle peut évoluer vers des lésions précancéreuses ou des muqueuses non traitées, ce qui peut entraîner une progression lente vers des cancers. Les papillomavirus peuvent potentiellement avoir un impact sur le développement des cancers de l’anus ou du vagin, de la vulve, du col de l’utérus et du pénis. Ils peuvent aussi être causés par des cancers de la bouche et de la gorge.

Quels sont les symptômes et conséquences du HPV ?

Tout d’abord, il est très probable que vous ne présentiez aucun symptôme, mais l’absence de symptômes ne signifie pas que vous n’êtes pas infecté·e. Dans la plupart des cas, l’infection à HPV est généralement asymptomatique. De plus, le virus est souvent éliminé par le système immunitaire de lui-même. Cependant, dans environ 10 % des cas, le système immunitaire n’est pas en mesure d’éliminer le virus et l’infection persiste.

Lorsque l’infection persiste, les symptômes apparaissent généralement tardivement. Les lésions précancéreuses ou cancéreuses peuvent prendre jusqu’à plusieurs années et peuvent être détectées lors d’un dépistage, notamment du cancer du col de l’utérus. Dans le cas des verrues génitales, c’est entre 3 et 6 mois après l’infection qu’elles peuvent apparaître. Elles sont contagieuses, ne protègent pas contre les verrues provoquées par le papillomavirus et apparaissent le plus souvent sur la vulve, le vagin, le pénis et l’anus. Elles peuvent mettre jusqu’à un an pour apparaître après l’infection initiale.

Bien qu’une régression spontanée soit possible, elles sont tendance à augmenter en taille et en nombre. Les traitements pour les guérir doivent souvent être répétés pour contrôler la maladie. Si vous avez des questions ou des conseils concernant la lutte contre le papillomavirus humain, n’hésitez pas à contacter votre médecin traitant.

Comment savoir si j’ai le papillomavirus ?

Le diagnostic chez les personnes à vagin

Les personnes à vagin âgées de 25 à 64 ans sont invitées à se soumettre gratuitement au Pap test tous les trois ans. Il s’agit d’un examen de dépistage du cancer du col de l’utérus. À partir de 30 ans, le test le plus efficace est le test de dépistage du papillomavirus, appelé test HPV-ADN. Ce nouveau dépistage permet de détecter les souches de papillomavirus les plus à risque. Il doit être effectué tous les cinq ans à partir de 30 ans.

Par exemple, si vous effectuez le test HPV et qu’il est positif, vous devez également effectuer le Pap test. Si le Pap test est positif, vous poursuivrez avec d’autres examens tels que la colposcopie pour vérifier la présence de lésions ou de cellules cancéreuses. Si les résultats sont positifs, une biopsie est pratiquée pour les prélever et les analyser.

Si, en revanche, votre test HPV est positif mais que le Pap test est négatif, cela signifie qu’une souche probablement faible du papillomavirus est présente dans votre corps. L’année suivante, vous devrez répéter le test HPV pour vérifier si votre corps s’est débarrassé du virus avec succès.

Le diagnostic chez les personnes à pénis

Le port du HPV est moins connu chez les hommes ou les personnes à pénis. Néanmoins, le schéma est identique : le portage est très fréquent, sans symptômes, et dans la plupart des cas, il guérit spontanément en quelques mois. Les tests destinés à vérifier si les hommes sont porteurs du papillomavirus ne sont pas couramment réalisés actuellement. Un signe évident peut être l’apparition de verrues génitales, auquel cas il est indispensable de consulter un professionnel de santé. En ce qui concerne les cas de cancer, comme celui du pénis, par exemple, ils sont vraiment rares, indépendamment de l’âge.

Comment se protéger du HPV ?

Les méthodes de barrière contre le papillomavirus

Le papillomavirus est une infection sexuellement transmissible. Afin d’éviter l’exposition au contact et la contagion, il est important d’avoir des rapports sexuels protégés. Pour cette raison, le préservatif reste le meilleur allié d’une sexualité épanouie et sûre.

Le léger inconvénient de cette IST est que le préservatif n’est pas efficace à 100 %. Il réduit certes fortement le risque d’infection, mais ne couvre pas complètement la surface de contact. Ainsi, même en utilisant un préservatif masculin ou féminin, il existe un risque de contracter le papillomavirus.

Le vaccin contre le papillomavirus

À l’heure actuelle, la seule véritable forme de prévention contre le papillomavirus est le vaccin. La vaccination contre le HPV empêche l’infection par les souches les plus agressives du papillomavirus, c’est-à-dire celles qui sont responsables des tumeurs. Des études cliniques ont montré que les vaccins disponibles aujourd’hui couvrent environ 90 % des souches.

En France, la vaccination contre le papillomavirus est recommandée aux filles comme aux garçons. Les recommandations peuvent évoluer au fil du temps : il est donc conseillé de se référer aux informations des autorités sanitaires ou de demander conseil à un professionnel de santé.

Comme chez les hommes, il est impossible de diagnostiquer la présence d’une souche de papillomavirus par un test dans tous les cas. Le vaccin contre le papillomavirus masculin constitue aujourd’hui l’un des meilleurs moyens de prévention. De plus, la vaccination protège également contre certains cancers liés à l’infection par le HPV, comme ceux du pénis, de l’anus ou de la gorge.

Habitudes de vie saine

Cela peut paraître évident, mais un mode de vie sain contribue à réduire le risque d’infection et à renforcer les défenses immunitaires de l’organisme. Le sport, une alimentation équilibrée et la limitation du tabac et de l’alcool sont autant de facteurs bénéfiques pour la santé.

Même si l’infection par le papillomavirus ne dépend pas directement de l’hygiène personnelle, il reste important de prendre soin de sa santé intime. En cas de vaginose, de mycose ou d’autres déséquilibres de la flore intime, il est recommandé de consulter un professionnel afin de bénéficier d’un traitement adapté.

À savoir

Le papillomavirus regroupe plus de 200 types de virus différents. Tous ne présentent pas le même niveau de risque : certaines souches sont responsables de verrues génitales, tandis que d’autres peuvent favoriser le développement de cancers, notamment du col de l’utérus, de l’anus, du pénis ou de la gorge.

En cas de doute, de symptômes inhabituels ou après un rapport à risque, seul un professionnel de santé est en mesure de proposer un dépistage, un suivi ou un traitement adapté. Cet article a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical.

Le papillomavirus reste l’une des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes. Heureusement, la majorité des infections disparaissent naturellement grâce au système immunitaire. Le dépistage, la vaccination et les rapports protégés restent aujourd’hui les meilleurs moyens de limiter les risques de complications.

Nos réponses à vos questions sur le papillomavirus

Combien de temps met le papillomavirus à se déclarer ?

Il n’existe pas de délai unique. Après une contamination, le papillomavirus peut rester totalement silencieux pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. Lorsqu’ils apparaissent, les symptômes comme les verrues génitales peuvent mettre plusieurs semaines ou plusieurs mois à se développer. C’est pourquoi de nombreuses personnes ignorent qu’elles sont porteuses du virus.

Comment attrape-t-on le papillomavirus ?

Le papillomavirus se transmet principalement lors des contacts sexuels, qu’il s’agisse de rapports vaginaux, anaux ou oraux. La transmission peut également avoir lieu lors d’un simple contact peau contre peau avec une zone infectée. Le préservatif réduit le risque de contamination, mais ne protège pas totalement puisque certaines zones de peau restent exposées.

Peut-on avoir deux fois le papillomavirus ?

Oui. Le papillomavirus regroupe de nombreuses souches différentes. Une personne peut être infectée plusieurs fois au cours de sa vie, soit par une nouvelle souche, soit plus rarement par une souche déjà rencontrée. C’est notamment pour cette raison que la vaccination reste recommandée, même chez les personnes ayant déjà été exposées au HPV.

Quels sont les symptômes du papillomavirus ?

La plupart des infections à HPV ne provoquent aucun symptôme et disparaissent spontanément. Lorsque des signes apparaissent, il peut s’agir de verrues génitales (condylomes) ou, plus rarement, de lésions détectées lors d’un dépistage. Certaines souches à haut risque peuvent évoluer silencieusement pendant plusieurs années, d’où l’importance des examens de prévention recommandés.