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10 idées reçues sur les sextoys qui peuvent gâcher le plaisir

Personne tatouée sous la couette, tenant un sextoy dans une main et signant chut avec un doigt sur les lèvres de l’autre main.

Les idées reçues sur les sextoys ont la vie dure. Ces accessoires coquins sont moins tabous et pourtant, ils restent entourés de nombreux clichés qui peuvent influencer nos attentes et devenir source d’inquiétude.

Les jouets sexuels seraient réservés aux célibataires, risqueraient de remplacer le partenaire ou encore de créer une dépendance. On entend aussi qu’ils seraient indispensables à l’épanouissement sexuel d’un couple et qu’un modèle puissant donne forcément plus de plaisir.

Le problème avec ces croyances, ce n’est pas seulement qu’elles sont fausses ou très simplifiées. Elles peuvent nous pousser à choisir des jouets coquins qui ne sont pas faits pour nous, créer une pression inutile autour de l’orgasme et finalement nous éloigner de ce qui nous fait réellement plaisir.

Plutôt que de classer chaque idée reçue dans une case « vrai » ou « faux », on vous propose de distinguer les mythes des vraies précautions… et surtout de laisser plus de place à vos propres sensations.

Sommaire

Les idées reçues sur les sextoys… et sur celles et ceux qui les utilisent

Mains de femme enlacées sur une couette et tenant un sextoy rose.

Qui utilise des sextoys ? Derrière cette question se cachent encore beaucoup de clichés sur l’âge, le genre ou la situation amoureuse. Pourtant, la curiosité et les envies ne se résument pas à des cases à cocher.

Idée reçue n°1 : “Les sextoys, c’est surtout pour les célibataires, les femmes ou les jeunes.”

Dans les séries TV et dans l’imaginaire collectif, le sextoy a longtemps été associé au vibromasseur et aux femmes célibataires. Et pourtant, l’utilisation des jouets coquins est beaucoup plus variée.

En France, 25 % des célibataires et 26 % des personnes en couple possèdent un sextoy, selon un sondage OpinionWay mené en 2024 auprès de 1 013 adultes. Même constat du côté de l’âge : une personne de 65 ans ou plus sur dix déclarait utiliser un jouet sexuel.

Les love toys ont aussi trouvé leur place dans la sexualité à deux. En 2026, l’Ifop relève que 43 % des Françaises ont déjà utilisé des accessoires sexuels avec un ou une partenaire, contre seulement 6 % en 1996.

Du côté du genre, une étude européenne menée auprès de 11 944 personnes dans six pays, dont la France, montre que les sextoys sont utilisés par les hommes comme par les femmes.

Il n’existe donc pas de “profil type” de personne utilisant des sextoys. Quel que soit notre genre, notre âge ou notre situation amoureuse, on peut avoir envie d’explorer différents plaisirs… ou ne pas en avoir envie.

Idée reçue n°2 : “Ne pas avoir envie d’utiliser de sextoy, c’est être coincé.”

La démocratisation des sextoys a permis de faire tomber beaucoup de tabous, mais elle peut aussi créer une nouvelle forme d’injonction. Comme s’il fallait forcément en utiliser pour être curieux et épanoui sexuellement.

Les jouets coquins sont souvent associés à la liberté sexuelle et à l’épanouissement. Pourtant, on peut tout aussi bien apprécier une sexualité sans sextoy et préférer d’autres formes de plaisir.

Certaines personnes ne sont tout simplement pas attirées par ces objets ou ne ressentent pas le besoin de les utiliser. Ce choix ne suffit pas à définir l’ouverture d’esprit d’une personne ni la qualité de sa vie sexuelle.

Le petit mot d’espaceplaisir :

Il peut aussi arriver qu’on écarte les sextoys à cause de l’image qu’on s’en fait. On imagine un gros vibromasseur, des formes trop évocatrices, un accessoire compliqué à utiliser… Pourtant, il existe des jouets et accessoires très différents. S’informer permet de vérifier si c’est réellement le sextoy qui ne nous attire pas ou seulement l’idée qu’on s’en faisait.

Vous voulez savoir si l’un d’entre eux pourrait vous convenir ? Sur le loveshop, on vous donne quelques repères pour bien choisir votre premier sextoy. Vous n’avez toujours pas envie d’essayer ? Ce n’est pas un problème. Le but n’est pas de remplacer une vieille injonction par une nouvelle.

Quand nos croyances créent des attentes qui gâchent le plaisir

Bougie rose dont la mèche vient de s’éteindre, avec de la fumée qui s’élève sur un fond sombre et coloré.

Plus puissant, plus gros, mieux noté… Certains critères deviennent des promesses de plaisir. Avant même d’utiliser le jouet, on peut déjà se faire une idée très précise de ce qu’il est censé nous faire ressentir. Pourtant, même le meilleur sextoy sur le papier peut ne pas correspondre à nos sensations, notre morphologie ou nos envies du moment.

Idée reçue n°3 : “Plus un sextoy est gros ou puissant, plus il donne de plaisir.”

Cette idée reçue en rappelle une autre : celle selon laquelle la taille du pénis influencerait directement le plaisir sexuel. Pourtant, avec les sextoys aussi, plus gros ou plus puissant ne signifie pas forcément plus agréable.

Tout dépend surtout de ce que vous aimez et des sensations que vous recherchez :

Alors, avant de choisir le sextoy le plus gros ou le plus puissant, mieux vaut se demander : quelles sensations ai-je envie de ressentir… et où ?

Idée reçue n°4 : “Un sextoy, c’est forcément fait pour la pénétration.”

Quand on pense “sextoy”, on imagine encore souvent un godemichet. Pourtant, comme pour le sexe, la pénétration n’est qu’une possibilité parmi beaucoup d’autres. Les jouets coquins peuvent stimuler différentes zones et procurer de nombreuses sensations.

En 2021, un rapport de PwC (cabinet international d’audit et de conseil) estimait que les vibromasseurs représentaient 27 % du marché mondial des sextoys, contre 25 % pour les godemichets, 11 % pour les masturbateurs masculins et 10 % pour les accessoires BDSM.

Idée reçue n°5 : “Un bon sextoy doit forcément me faire jouir.”

Acheter un sextoy, c’est souvent espérer de nouvelles sensations… et parfois aussi un orgasme plus facile ou plus intense.

Atteindre l’orgasme dépend de nombreux facteurs : l’excitation, l’état d’esprit, la fatigue, le stress, le contexte, les gestes ou encore les sensations auxquelles on est sensible.

Ce qu’il faut retenir :

Les jouets coquins permettent d’accompagner le plaisir et de découvrir de nouvelles sensations, mais ils ne déclenchent pas automatiquement un orgasme à chaque utilisation.

Et surtout, le plaisir ne se résume pas à une “fin” : un sextoy n’a pas besoin de vous faire jouir pour que l’expérience soit réussie.

Idée reçue n°6 : “Le sextoy le plus vendu ou le mieux noté est forcément le meilleur pour moi.”

Les notes et les avis clients sont très utiles pour repérer les qualités ou les défauts d’un produit. Mais même un sextoy aimé par beaucoup de personnes peut ne pas vous convenir.

Prenons le vibromasseur Rabbit ROMP Jazz. Deux utilisatrices parlent du même modèle, et pourtant, leur expérience de la double stimulation n’est pas du tout la même :

Un même sextoy, deux situations différentes

Quand la forme convient parfaitement :

“C’est l’un des rares vibromasseurs rabbit que je peux utiliser à l’intérieur et à l’extérieur en même temps. Habituellement, je n’arrive pas à utiliser le lapin sur mon clitoris en même temps, mais celui-ci est à la bonne taille pour mon corps.”

Quand la morphologie change l’expérience :

“C’est un bon sextoy, juste pas pour moi. Si je l’utilise vaginalement, le petit truc touche pas bien mon clitoris, donc je ne sens rien… Mais c’est une question de morphologie !”

Un avis positif ou négatif ne renseigne donc pas seulement sur la qualité d’un sextoy. La morphologie, les préférences et la façon de l’utiliser peuvent complètement changer l’expérience.

Dans le couple, le sextoy serait un rival… ou une recette miracle

Couple souriant et très complice sous une couette.

Dans le couple aussi, les sextoys sont parfois chargés de beaucoup plus de sens qu’ils n’en ont réellement.

Idée reçue n°7 : “Un sextoy risque de remplacer mon ou ma partenaire.”

Imaginez…

Camille a préparé une soirée romantique pour son partenaire. Le repas se passe bien, les préliminaires sont bien entamés… et il lui glisse qu’il aimerait ajouter un sextoy à leurs jeux.

Et là, une petite inquiétude s’installe : Est-ce que je ne lui suffis plus ? Est-ce qu’il préfère les sensations du jouet ? Et s’il finissait par préférer son sextoy à moi ?

Le sextoy peut parfois être perçu comme un concurrent. Pourtant, un jouet procure une stimulation différente et ne remplace pas tout ce qui fait une expérience sexuelle à deux : les gestes, les échanges, la complicité, le partage…

Une étude menée auprès de 2 056 femmes montre d’ailleurs que l’utilisation d’un vibromasseur avec un partenaire est loin d’être incompatible avec une sexualité satisfaisante. Chez les participantes hétérosexuelles, le fait que le partenaire connaisse et apprécie cette utilisation était associé à une satisfaction sexuelle plus élevée.

Ce qui compte, c’est de comprendre sa relation au plaisir et la place qu’on veut donner au love toy dans le couple. Pour certains, il peut rejoindre et compléter naturellement les jeux à deux. Pour d’autres, ce n’est pas une envie partagée et ça doit aussi être respecté.

Rappelez-vous que la base d’une sexualité épanouie est le consentement.

➙ À lire aussi, pour se projeter : Histoire érotique sur la découverte d’un sextoy à deux

Idée reçue n°8 : “Les sextoys améliorent forcément la vie sexuelle d’un couple.”

Les sextoys peuvent apporter de la nouveauté dans le couple, faire découvrir de nouvelles sensations et pimenter les jeux à deux. C’est d’ailleurs l’une des pistes pour retrouver le désir, notamment quand la routine s’est installée et qu’on a envie de renouveler ses habitudes.

Cependant, un jouet sexuel ne crée pas à lui seul le désir et la complicité. Il peut même devenir source de pression si l’un des partenaires n’en a pas envie, ou si on l’associe à un autre mythe : la performance au lit.

Ce qui compte, c’est ce qu’on en fait à deux. Un accessoire coquin peut ouvrir la porte à de nouvelles expériences ou vous aider à explorer un fantasme. Il accompagne le plaisir, mais il n’a pas à « réparer » le couple ni à garantir une sexualité plus épanouie.

Dépendance, perte de sensibilité, sécurité… des peurs à nuancer

Certains mythes autour des sextoys ressemblent plus à de vraies inquiétudes. Dépendance, perte de sensibilité, matériaux ou sécurité méritent d’être nuancés plutôt que simplement balayés d’un « vrai » ou « faux ».

Idée reçue n°9 : “À force d’utiliser un vibromasseur, je vais devenir dépendant ou ne plus rien sentir.”

À force d’utiliser des vibrations intenses, le clitoris peut-il devenir insensible ? Peut-on devenir accro à son vibromasseur ? Ce sont des craintes dont on entend beaucoup parler, sans savoir si elles sont vraiment justifiées.

Une revue consacrée à l’utilisation des vibromasseurs rapporte que 16,5 % des femmes qui en ont utilisé ont déjà ressenti un engourdissement génital… léger et temporaire. Les nerfs peuvent momentanément s’adapter à une stimulation vibratoire intense et devenir moins réactifs, mais cette sensibilité revient avec le temps ou en variant les sensations.

Même nuance pour la dépendance aux vibromasseurs. Lorsqu’une stimulation est particulièrement agréable ou efficace, il n’est pas étonnant qu’elle devienne une habitude. Cependant, une dépendance physiologique est peu probable.

Ce qu’il faut retenir :

Si une zone devient engourdie ou moins sensible, inutile d’augmenter encore l’intensité. Faites une pause ou changez de type de stimulation pour laisser les sensations revenir.

Idée reçue n°10 : “Un sextoy vendu en France est forcément sans risque pour la santé.”

Dans l’Union européenne, les sextoys sont soumis aux règles générales de sécurité des produits. Depuis 2021, la norme internationale ISO 3533 établit aussi des exigences concernant la conception, les matériaux et les informations destinées aux utilisateurs.

Acheter un sextoy en France peut sembler plus rassurant, mais cela n’empêche pas de vérifier sa composition et les recommandations du fabricant. Pour limiter les mauvaises surprises, mieux vaut privilégier un revendeur spécialisé qui indique clairement les matériaux utilisés.

Le conseil d’espaceplaisir :

La sécurité ne dépend pas seulement du sextoy. La façon de l’utiliser et de l’entretenir compte tout autant. Respectez toujours l’usage prévu, utilisez un lubrifiant compatible et suivez les consignes de nettoyage indiquées dans le mode d’emploi du jouet.

Et si on remplaçait les mythes sur les sextoys par de vraies questions ?

Deux mains se touchent à travers un liquide rose couvert de petites bulles.

Le meilleur moyen de laisser les idées reçues sur les sextoys de côté, c’est de se concentrer sur ce qui vous plaît vraiment plutôt que sur ce qu’ils sont censés vous faire ressentir.

Une idée reçue populaire Ce qu’il faut nuancer La vraie question à se poser
Plus un sextoy est gros ou puissant, plus il donne de plaisir. Certaines personnes aiment les sensations intenses, d’autres préfèrent une stimulation douce, diffuse ou progressive. Quelles sensations ai-je envie de ressentir… et où ?
Un sextoy, c’est forcément fait pour la pénétration. Il existe de nombreux jouets destinés à la stimulation externe, au pénis, au plaisir anal ou aux jeux à deux. Quelle zone ai-je envie de stimuler ?
Un bon sextoy doit me faire jouir à tous les coups. L’orgasme n’est pas le seul critère permettant de savoir si une expérience est agréable. Est-ce que les sensations me procurent du plaisir ?
Le meilleur sextoy, c’est celui qui est le mieux noté. Morphologie, préférences et façon de l’utiliser peuvent complètement changer l’expérience. Qu’est-ce qui me plaît réellement dans ce modèle ?
Un sextoy améliorera forcément notre vie sexuelle. Il peut apporter de la nouveauté, mais seulement si son utilisation correspond aux envies des personnes concernées. Est-ce que c’est une expérience que nous avons réellement envie de partager ?
Si le sextoy est vendu en France, il n’y a pas de risque. La composition, l’utilisation et l’entretien du jouet comptent aussi. Ce modèle convient-il à l’usage que je veux en faire et comment dois-je l’entretenir ?

Avant de choisir un sextoy, faites le point sur ce qui vous plaît vraiment

Main tenant plusieurs sextoys colorés sur un fond rose.

Maintenant que vous comprenez mieux les idées reçues qui courent sur les sextoys, vous avez envie d’essayer ? Prenez quelques minutes pour réfléchir à ce que vous aimeriez vraiment ressentir.

Votre petite checklist avant de choisir :

Et surtout, laissez-vous le droit de changer d’avis. Un modèle peut sembler parfait sur le papier et finalement ne pas vous plaire autant que prévu… ou vous faire découvrir des sensations auxquelles vous n’aviez pas pensé.

➙ À lire aussi : Quel sextoy choisir pour se faire plaisir en solo ou à deux ?

Nos réponses à vos questions sur les sextoys pour démêler le vrai du faux

Est-ce normal de ne pas aimer les sextoys ?

Oui. Certaines personnes adorent les jouets coquins, d’autres préfèrent les caresses, la masturbation avec les mains ou simplement d’autres formes de plaisir. Ne pas aimer les sextoys ne dit rien de votre libido ni de votre épanouissement sexuel.

Vous pouvez aussi ne pas avoir trouvé le modèle ou le type de stimulation qui vous convient. Mais gardez en tête que vous n’avez aucune obligation de poursuivre vos essais si l’idée ne vous attire tout simplement pas.

Comment parler d’un sextoy à son ou sa partenaire ?

Le plus simple, c’est d’en parler comme d’une envie à explorer ensemble, plutôt que comme quelque chose qui manquerait à votre sexualité. Par exemple : « J’ai vu ce jouet et ça m’a donné envie de l’essayer avec toi. Est-ce que ça te tenterait ? »

Votre partenaire peut avoir envie d’en savoir plus, hésiter ou ne pas être intéressé. Ce qui compte, c’est que chacun puisse exprimer ses envies et ses limites sans pression.

Peut-on utiliser un sextoy tous les jours ?

C’est possible, mais il n’existe pas de fréquence idéale. Vous pouvez utiliser un sextoy régulièrement si son utilisation reste agréable et confortable. Si vous ressentez une gêne, une irritation ou une sensation d’engourdissement, mieux vaut faire une pause ou varier les stimulations. Pensez aussi à respecter les recommandations d’utilisation et d’entretien du fabricant.