Elle était venue pour la machine. Elle n’avait pas prévu les regards. Ni ce qui suivrait.
Le club sentait le cuir, la sueur tiède et le désinfectant.
J’avais passé la porte sans hésiter. Ici, tout le monde savait pourquoi il entrait. Consentement affiché, regards directs, corps déjà à moitié déshabillés. Je n’étais pas venue pour discuter.
La salle des machines était au fond, plus sombre, éclairée par des spots rouges qui découpaient les silhouettes. Plusieurs engins trônaient sur des socles. J’ai choisi celle du milieu : un dildo épais, légèrement courbé, monté sur un bras mécanique réglable. J’ai réglé la hauteur, la profondeur, la vitesse minimale. Puis j’ai enlevé ma jupe et ma culotte d’un seul geste. Je me suis installée, genoux écartés sur les appuis rembourrés, et j’ai guidé l’objet jusqu’à mon entrée.
La première poussée m’a arrachée un souffle.
« Ah… »
Même à basse vitesse, la sex machine ne négociait pas. Elle entrait, sortait, entrait, avec une régularité implacable. J’ai fermé les yeux une seconde, puis je les ai rouverts. Autour de moi, des gens regardaient. Certains se touchaient. D’autres attendaient simplement. Ça m’excitait plus que je ne l’aurais avoué.
J’ai augmenté la vitesse d’un cran.
Le dildo s’enfonçait plus profond, plus vite. Mes hanches ont commencé à bouger d’elles-mêmes pour rencontrer chaque poussée.
« Mmmh… oui… oui… »
Des gémissements me sont sortis de la gorge, trop bruts pour être retenus. La fucking machine ne s’arrêtait pas. Elle me remplissait encore et encore, et mon corps s’ouvrait, se contractait, réclamait plus.
« Ah… plus fort… oui… »
C’est à ce moment-là que je l’ai vu.
Un homme, debout un peu à l’écart, le regard fixé sur moi. Il ne se touchait pas encore. Il observait. Quand nos yeux se sont croisés, il a avancé. Lentement. Sans demander la parole, juste en s’arrêtant assez près pour que je puisse refuser d’un geste. Je n’ai pas refusé.
Il a ouvert son pantalon.
Son sexe était déjà dur. Je n’ai pas hésité. J’ai tendu le cou, ouvert la bouche, et je l’ai pris entre mes lèvres pendant que la machine continuait de me prendre sans relâche. Le contraste m’a fait gémir autour de lui.
« Mmh… oh… »
D’un côté, ce rythme mécanique, froid et parfait. De l’autre, la chaleur vivante de sa queue dans ma bouche, le goût salé, le poids de sa main qui venait se poser dans mes cheveux.
Il a poussé un peu plus loin.
« Ta bouche… »
J’ai pris.
La machine accélérait encore. Chaque va-et-vient me faisait avancer sur sa verge. Je bavais, je gémissais, je suçais plus fort.
« Mmmh… oui… comme ça… »
Autour de nous, les regards s’étaient multipliés. Ça me brûlait le bas-ventre. J’étais exposée, utilisée par la machine, la bouche pleine, et je n’avais jamais été aussi mouillée.
Il a murmuré, la voix rauque :
« T’es trop bonne… continue… »
Sa main s’est crispée dans mes cheveux. J’ai accéléré le mouvement de ma tête, prenant plus profond, tandis que le dildo me martelait le point exact qui me faisait voir des étoiles.
« Oh… oh… j’y suis… oui… »
Mon orgasme est monté comme une vague trop grosse. Je me suis arc-boutée, la bouche toujours autour de lui, les cuisses tremblantes, le corps entier secoué par des contractions violentes.
« Mmmh ! Oh… ! »
La machine n’a pas ralenti. Elle m’a traversée pendant tout mon orgasme, le rendant presque trop intense, presque douloureux de plaisir. Des sons bruts m’échappaient encore, étouffés contre sa queue.
Quand les spasmes se sont calmés, j’étais en sueur, le souffle cassé, les lèvres brillantes. Il n’avait pas encore joui. Je l’ai regardé, les yeux un peu voilés, et j’ai repris sa queue dans ma bouche, plus lentement cette fois, plus salement.
« Oui… comme ça… »
Il a encore duré une minute avant de venir, chaud et abondant, sur ma langue, avec un gémissement sourd.
« Oooh… »
J’ai tout avalé sans détourner le regard.
La machine tournait encore à vide derrière moi.
J’ai tendu le bras et j’ai coupé le moteur. Le silence qui a suivi était presque brutal. L’homme a rajusté son pantalon, m’a caressé la joue du bout des doigts, puis s’est éloigné sans un mot. Autour, certains continuaient de se toucher. D’autres avaient déjà détourné les yeux.
Je suis restée un moment assise sur l’appareil, les jambes encore ouvertes, le corps sensible et satisfait. Puis j’ai ramassé ma culotte, ma jupe, et je me suis rhabillée sans me presser.
Je n’étais pas venue pour un homme.
Mais ce soir-là, la sex machine et lui m’avaient donné exactement ce que je cherchais.
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