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Histoires érotiques : attachés par la curiosité

femme avec des menottes en fourrure dans sa poche

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Cela faisait huit ans qu’on était ensemble. On avait déjà tout exploré… ou presque. Ce jour-là, en entrant dans un sexshop par curiosité, on ne s’attendait pas à ressortir avec des menottes en fourrure rose et une excitation nouvelle.

C’était un samedi après-midi un peu pluvieux. On passait devant la boutique main dans la main quand Lucas a ralenti.

— On entre juste pour regarder ? a-t-il proposé avec ce sourire en coin que j’adore.

J’ai ri. On était ensemble depuis huit ans, on avait une vie sexuelle plutôt épanouie, mais on n’avait jamais vraiment franchi le cap des « accessoires ». Ce jour-là, quelque chose nous a poussés à entrer.

L’intérieur était coloré, lumineux, loin de l’image glauque que j’avais en tête. On déambulait entre les rayons en se moquant gentiment des objets les plus étranges quand on est tombés dessus : des menottes en fourrure rose bonbon, douces, presque ridicules de mignonnerie.
Lucas les a prises en main et m’a lancé un regard amusé.

— Et si on essayait ça ce soir ?

Mon cœur a fait un petit bond. J’ai rougi, mais j’ai hoché la tête. On est ressortis avec les menottes, un peu de lubrifiant et beaucoup de rires étouffés.

Le soir, une fois rentrés, l’ambiance a changé. On était tous les deux un peu nerveux, excités comme des adolescents. Lucas m’a regardée avec cet air à la fois tendre et coquin que je connaissais si bien.

— Tu es sûre ? a-t-il demandé.

— Oui. Mais c’est moi qui suis menottée en premier.

On est montés dans la chambre. Il m’a déshabillée lentement, en m’embrassant partout. Quand je n’ai plus porté que ma culotte, il m’a fait allonger sur le lit. J’ai tendu les poignets au-dessus de ma tête. Le clic des menottes en fourrure s’est refermé autour de mes poignets attachés à la tête de lit. La sensation était étrange… et excitante. Je me sentais vulnérable, offerte, mais en totale confiance.

Lucas s’est reculé pour me regarder. Son sourire était à la fois amusé et brûlant.

— T’es belle comme ça.

Il a commencé à m’embrasser partout. Le cou, les seins, le ventre. La fourrure caressait mes poignets à chaque mouvement que je faisais pour me cambrer. Je ne pouvais pas le toucher et cette frustration rendait chaque baiser, chaque caresse, beaucoup plus intense.

Il a descendu ma culotte avec les dents, ce qui nous a fait rire tous les deux. Puis il est devenu plus sérieux. Sa langue s’est posée entre mes jambes, lente, précise, gourmande. Ne pas pouvoir le toucher rendait tout plus fort. Je tirais sur les menottes, gémissais, me cambrais sous sa bouche. Il prenait tout son temps, me maintenant au bord du plaisir sans me laisser basculer.

— Lucas… s’il te plaît…

Il a relevé la tête avec un sourire malicieux.

— J’aime bien quand tu me supplies.

Il s’est enfin relevé, s’est déshabillé et s’est placé au-dessus de moi. Quand il est entré en moi, j’ai poussé un long soupir de soulagement. Avec les mains attachées, je ne pouvais que subir son rythme, cambrer les hanches pour venir à sa rencontre. C’était à la fois doux et animal. Il me prenait profondément, en m’embrassant, en murmurant à mon oreille à quel point c’était excitant de me voir comme ça.

L’orgasme m’a surprise par sa force. J’ai tiré sur les menottes, le corps secoué, un cri rauque m’échappant. Lucas n’a pas tenu longtemps après moi. Il a joui en grognant mon prénom, enfoui au plus profond de moi.
De longues minutes après, il m’a détachée, a massé doucement mes poignets et m’a prise dans ses bras. On est restés enlacés, à rire doucement en se remémorant la scène.

— On recommence quand tu veux, ai-je murmuré contre son torse.

Il a ri.

— Mais la prochaine fois, c’est toi qui es menotté… ajoutai-je avec un petit sourire plein de promesses.